A quel titre ?

A quel titre la représentation nationale de notre nation se préoccupe-t-elle de la guerre en Ukraine, du renforcement des sanctions à l’égard de la Russie, pénalisant en tout premier lieu la population française, de l’instigation des crimes commis par les forces russes et au rapatriement des ukrainiens « déportés » en Russie ?

Le 3 octobre 2022 le député Boris Vallaud (président du groupe PS et apparentés, Membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation) et plusieurs de ses collègues ont déposé une proposition de résolution (n° 281) affirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine pour le recouvrement de sa pleine souveraineté dans ses frontières internationalement reconnues, invitant au renforcement des sanctions à l’égard de la Fédération de Russie et à l’investigation de tous les crimes commis par les forces d’occupation russes, et appelant au rapatriement de toutes les populations ukrainiennes déportées de force en Russie, déposée en application de l’article 136 du règlement.
Assemblée Nationale
« La semaine dernière j’ai conduit à Varsovie puis à Kiev une délégation parlementaire. Nous sommes allés dire l’appui indéfectible de l’Assemblée nationale française à l’Ukraine et à son peuple », a commencé Yaël Braun-Pivet en ouvrant la séance parlementaire. » s’est félicitée Y. Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée Nationale poursuivant « Nous avons vu les immeubles éventrés, les visages creusés, les vies brisées, mais nous avons vu aussi la formidable existence des Ukrainiens, leur détermination à se battre contre l’agresseur russe et déjà, les premiers efforts de reconstruction auxquels la France s’honore de participer ».« Nous avons le devoir de rappeler inlassablement à nos concitoyens que le combat que mènent les Ukrainiens est celui de nos valeurs, celles de la démocratie, de l’humanisme, de la liberté et de la civilisation, que mènent notre assemblée, notre pays, notre Europe. Tous, nous avons le devoir de les soutenir tous. » 
Source : https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/guerre-en-ukraine-ce-qu-il-faut-retenir-du-discours-d-elisabeth-borne-devant-l-assemblee-nationale-3bc7d432-4319-11ed-beb6-555db4e87ef8

L’Ukraine n’appartient pas à l’OTAN et la France n’a pas d’accords de défense spécifiques avec ce pays. A quel titre lui fournit-on des armes et un financement destiné à un usage militaire ?

Disposons-nous d’une quelconque légitimité pour nous immiscer dans la vie politique de ce pays ? Le rôle de notre pays qui fut champion des Droits de l’Homme doit être cantonné à une aide humanitaire dédiée exclusivement aux populations civiles comme cela aurait du être le cas depuis 2014, date à laquelle les violences dans le Donbass ont débuté et se sont sont poursuivis malgré les accords de Minsk (2015) signés par Hollande, Merkel, Porochenko, Poutine et les représentants des républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk (populations russophonnes et sécessionnistes de l’Ukraine).

Subitement nos députés s’inquiètent du sort d’une partie des populations de ce pays ignorant depuis des années le sort des Ukrainiens vivant sous les bombes des régions de Donetsk et de Lougansk (partie Est de l’Ukraine). Depuis 2014 le régime de Kiev dans le Donbass se rend coupable d’exactions meurtrières sur les populations civiles sans pour autant soulever d’opposition de la part de nos représentants parlementaires. En juin 2014 le président ukrainien Porochenko a clairement précisé le sort qu’il réservait aux populations du Donbass, des Ukrainiens au même titre que lui : 

https://www.youtube.com/watch?v=cs3CZ_PQ3-8
Le 12 décembre 2021, les deux seuls pays qui ont voté contre la résolution de l’ONU visant à combattre le nazisme sont les États-Unis et l’Ukraine. Par ailleurs, tous les membres de l’OTAN, s’ils n’ont pas voté contre, se sont abstenus. Une prise de position étonnante, qui semblait déjà incohérente avec le discours anti-nazi tenu par les gouvernements occidentaux. Rétrospectivement, au vu du conflit russo-ukrainien qui a explosé fin février dernier, ces votes apparaissent encore plus… éloquents.Combattre la glorification du nazisme, un objectif commun ?L’Assemblée générale des Nations unies adoptait cette résolution à la majorité, visant à « combattre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée » : 130 votes pour, 2 contre, et 49 abstentions. Rien de particulièrement étonnant, tant que l’on ne se penche pas pour savoir qui a voté quoi.Les États-Unis et l’Ukraine ont voté contre, et parmi les 49 abstentionnistes, l’on retrouve tous les membres de l’OTAN. Double discours ou manque de cohérence ? En tout cas une dissonance, surtout quand on sait que le qualificatif péjoratif de « nazi » était utilisé à l’envi par les gouvernants occidentaux, par exemple pour discréditer les manifestants anti-pass.À la lumière des événements récents, après que la Russie a attaqué l’Ukraine en annonçant vouloir la « démilitariser » et « dénazifier », ces votes apparaissent sous un autre jour. D’autant qu’aujourd’hui, les pays qui soutiennent l’Ukraine dans ce conflit sont aussi les membres de l’OTAN, et que les États-Unis sont sous le feu des critiques à cause de la présence de nombreux laboratoires biologiques américains en Ukraine.Décidément, l’idéologie nazie fait la une de l’actualité dans un sens comme dans l’autre depuis l’explosion du conflit. L’OTAN s’est fait prendre la main dans le sac en postant (malencontreusement ?) une photo d’une militaire arborant un symbole néonazi, Facebook et Instagram autorisent les appels à la violence contre les Russes, et enfin Amazon dévoile une série de produits dérivés aux couleurs de combattants néonazis
Source : FranceSoir
Le Donbass : une situation qui apparaît largement bloquéeLes événements survenus dans le Donbass, vaste bassin minier et industriel très urbanisé, sont d’une nature très différente de ceux de Crimée.a. Le rejet du changement de pouvoir à Kiev par la population « agissante » du DonbassDans un premier temps, ces événements ont pris la forme d’une contestation populaire non organisée du changement de pouvoir à Kiev fin février 2014 : il faut rappeler qu’en 2010, le Donbass avait voté à 90 % pour le président Ianoukovytch. Dès le 1er mars 2014, des milliers de personnes ont manifesté à Donetsk pour rejeter la légitimité des nouvelles autorités de Kiev. Ils ont ensuite pris possession de dépôts d’armes et de bâtiments administratifs et policiers, puis, le 7 avril, proclamé la « république populaire de Donetsk », le scénario étant comparable dans la région voisine de Louhansk. On a donc assisté à une révolution par le bas dirigée par des chefs de guerre improvisés assistés d’élus locaux promus « ministres » des nouvelles « républiques ».b. Le conflit armé et l’implication de la RussieNouvellement élu, le président Porochenko a déclenché à la fin du printemps 2014 l’« opération antiterroriste », qui visait à reprendre le contrôle des villes du Donbass, lesquelles étaient presque toutes tombées aux mains des séparatistes. L’engagement de l’armée ukrainienne a alors changé le rapport de force, le gouvernement central reprenant le contrôle de la partie occidentale et septentrionale du Donbass (Sloviansk, Kramatorsk, Sieverodonetsk, Lyssytchansk…).De l’avis général, c’est alors que les militaires russes sont entrés en action, ce qui a conduit dans les derniers jours d’août 2014 à une vigoureuse contre-offensive séparatiste : l’avancée de l’armée ukrainienne a été stoppée et une poussée séparatiste a été effectuée vers la mer d’Azov et la ville de Marioupol, sans cependant prendre celle-ci.La présence militaire russe dans le Donbass a pu représenter jusqu’à 10 000 à 15 000 hommes selon l’OSCE, 10 000 selon les autorités ukrainiennes (sur un total d’environ 40 000 combattants du côté séparatiste), qui s’occupaient de missions d’entraînement, mais assuraient aussi de nombreux postes de commandement, ainsi que la mise en œuvre d’armements complexes comme les systèmes sol-air. Les autorités ukrainiennes ont affirmé à plusieurs occasions avoir capturé des combattants russes, notamment des forces spéciales (Spetsnaz). La Russie aurait également envoyé beaucoup de matériel, y compris de l’armement lourd, prélevé sur ses stocks énormes de matériels plus ou moins obsolètes : selon les autorités ukrainiennes, 500 à 700 blindés, une centaine de lance-roquettes multiples… Avec l’apaisement des combats, la Russie semble avoir progressivement allégé sa présence militaire directe dans le Donbass.C’est aussi durant l’été 2014 que les « institutions » des deux « républiques populaires » séparatistes se sont stabilisées, avec l’arrivée au pouvoir en août de MM. Alexandr Zakhartchenko et Igor Plotnitski, respectivement à Donetsk et Louhansk, ensuite entérinée par les élections locales organisées (illégalement du point de vue ukrainien) le 2 novembre 2014.Il faut enfin rappeler, pendant la même période, la destruction le 17 juillet 2014 du vol MH17 de Malaysian Airlines, qui a causé la mort de 298 personnes, principalement des Néerlandais, des Malais et des Australiens. Le Bureau d’enquête néerlandais a publié son rapport officiel le 13 octobre 2015. Ce rapport confirme que l’avion a été détruit par un missile sol-air de fabrication russe, mais le lieu d’où il a été tiré (sous contrôle séparatiste ou ukrainien ?) reste discuté.conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 4 mars 2015 (1)sur la crise ukrainienne et l’avenir des relations entre la Russie et l’Union européenne et la France
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i3903.asp#P365_54887

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :