Monsieur « je sais tout »

Sous-titre : Vu depuis l’Incompétence

L’Incompétence est un monde où des gens peu informés mais absolument certains de toujours de détenir LA vérité, s’expriment d’un air supérieurs convaincus qu’ils savent, EUX ! Les autres ne sont que des imbéciles. 

Ian Buruma l’auteur du texte présenté ci-après n’est pas un fin connaisseur des tenants et aboutissants de la politique nationale française impliqué depuis des décennies dans le suivi et l’analyse de l’évolution de la République et de la Nation française. C’est un spécialiste de l’Asie, écrivain, journaliste et conférencier néerlandais. 

Qu’un journaliste étranger spécialiste de l’Asie n’ayant, semble-t-il, jamais écrit sur la politique nationale française analyse avec autant d’acuité une situation politique profondément française montre que l’intolérance gauchiste et sectaire est universelle et ne recule devant rien, surtout pas devant la simple évocation des faits en laissant le lecteur juger par lui-même, une règle déontologique fondamentale du métier journalistique.

Cet article est tiré du site Project Syndicate très pro-mondialiste et a été traduit en arabe, chinois, tchèque, anglais, allemand, norvégien, russe et espagnol !!! 

https://www.project-syndicate.org/commentary/zemmour-french-far-right-extremist-jew-by-ian-buruma-2021-11/french

(Il faut noter que dans les commentaires ouverts aux lecteurs sur le site de PS Project, celui que j’ai personnellement rédigé pour critiquer cette diatribe contre Zemmour a été supprimé !) 

On apprécie ou non Eric Zemmour ! C’est à chaque Français de se faire sa propre opinion sans qu’un gauchiste étranger ne vienne lui dicter ce qu’il doit penser.

Cet individu n’a pas vraiment compris que le Français est un être accueillant et respecte tout étranger venant s’établir dans son pays sous réserve que celui-ci gère sa vie personnelle comme bon lui semble sans chercher à faire du prosélytisme idéologique au sein de la Nation France.

La liberté de chacun cesse lorsqu’elle entrave celle d’autrui.

Le titre est déjà très évocateur quant à l’orientation que ce pseudo-spécialiste de la politique nationale française entend donner à son bla-bla qui transpire intolérance et sectarisme à chaque phrase. Chacun jugera …..

Éric Zemmour et la revanche de Vichy

NEW YORK – Le journaliste français, vedette de la télévision, et potentiel candidat à la présidentielle Éric Zemmour remporte un franc succès au travers de ses points de vue réactionnaires extrêmes. 

Il estime que les musulmans doivent faire un choix entre leur religion et la France, que la déportation d’immigrés musulmans est une possibilité, et que les prénoms autres que français doivent être interdits. Il ne cache pas sa haine des « cosmopolites », et considère que le libéralisme détruit la famille française.

Zemmour a déjà été condamné à deux reprises pour discrimination raciale et incitation à la haine.

Son ouvrage de 2014 intitulé Le Suicide français s’est vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires en France. 

D’après les sondages, il pourrait recueillir pas moins de 16 % des voix lors des élections présidentielles de l’an prochain. 

Le mode de pensée de Zemmour est ancré dans une tradition qui remonte à la Révolution française de 1789. À l’époque, les catholiques conservateurs et intellectuels de droite, profondément hostiles à la république laïque née de la révolution, fulminaient déjà contre les libéraux, cosmopolites, immigrés et autres ennemis de leur conception, celle d’une société fondée sur la pureté ethnique, l’obéissance à l’Église, et les valeurs familiales. Ils étaient d’ailleurs presque toujours antisémites. Lorsque le capitaine juif Alfred Dreyfus fut accusé à tort d’avoir trahi son pays, célèbre scandale des années 1890, ils choisirent le camp des accusateurs. 

L’invasion de la France par l’Allemagne en 1940 conféra à ce camp réactionnaire l’opportunité de former le gouvernement fantoche de Vichy, dont Zemmour a parfois dit du bien, lui qui a également exprimé certains doutes quant à l’innocence de Dreyfus. 

Aucune de ces opinions ne serait surprenante si elle émanait d’un agitateur d’extrême droite comme Jean-Marie Le Pen. Seulement voilà, Zemmour est le fils d’immigrés juifs séfarades algériens, qui ont vécu parmi les musulmans berbères. Compte tenu de la réticence française à établir des distinctions ethniques ou religieuses entre les citoyens, le profil de Zemmour est souvent ignoré. Or, il contribue peut-être à expliquer pourquoi le candidat potentiel en est arrivé à des positions aussi extrêmes. 

Il n’y a évidemment aucune raison qu’une personne juive ne formule pas des opinions conservatrices. De nombreux juifs font d’ailleurs preuve d’un patriotisme passionné quant à leur pays. Pour autant, le nativisme parmi les juifs de la diaspora est extrêmement rare, pour des raisons évidentes (Israël constituant un cas à part). L’hostilité aux immigrés et l’insistance sur la pureté nationale n’ont en effet jamais bénéficié aux juifs. C’est peut-être la principale raison pour laquelle les juifs américains, par exemple, à la différence d’autres minorités prospères telles que les Irlandais, les Italiens, et de plus en plus les Latinos, votent encore régulièrement pour les Démocrates.

Depuis bien longtemps, nombre de juifs de la diaspora s’assimilent et deviennent aisément indistinguables de la population majoritaire. Comme pour les autres minorités, c’est souvent une question de classes, une relative prospérité venant assouplir les liens religieux et culturels traditionnels. Les patriotes juifs français, britanniques ou américains même les pus ardents ont tendance à soutenir l’ouverture de leur société, ainsi qu’à s’opposer à l’intolérance vis-à-vis des immigrés. 

En France, ces patriotes se situeraient pour la plupart dans le camp des droits humains universels et autres valeurs républicaines françaises, ce qui s’appliquerait par exemple au célèbre philosophe Alain Finkielkraut, fils d’un Polonais qui a survécu à Auschwitz. Finkielkraut redoute autant que Zemmour les dangers de l’islam, mais il n’est pas pour autant nativiste. La menace islamique, selon lui, concerne les idées libérales, laïques et républicaines, que Zemmour déplore pour sa part. 

Qu’est-ce qui anime alors Zemmour ? Comment un juif peut-il devenir pour ainsi dire antidreyfusard ? Peut-être les souvenirs du génocide nazi et de la complicité du régime de Vichy se sont-ils tellement estompés que même un intellectuel juif puisse flirter avec un réactionnisme nativiste sans ressentir la moindre honte ou crainte. Ou peut-être pense-t-il qu’attiser une hostilité française contre les musulmans détournera les agressions potentielles loin des juifs. Beaucoup de juifs français, notamment les juifs principalement séfarades qui vivent dans des quartiers défavorisés, redoutent en effet réellement l’antisémitisme musulman.

Zemmour est un assimilationniste extrême. Il ne cesse de clamer son fervent amour pour la France. Ici encore, rien d’anormal. Ses racines familiales berbères viennent toutefois complexifier les choses. Les attitudes de Zemmour ne constituent pas une spécificité propre à la France ou aux juifs séfarades. Aux Pays-Bas, par exemple, les plus vifs opposants à l’immigration musulmane ont en commun une histoire familiale en Indonésie, autrefois Indes orientales néerlandaises. 

Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté, opposé à l’immigration, est en partie Eurasien, comme le sont plusieurs autres figures majeures de la droite néerlandaise, obsédées par l’islam. Les hiérarchies raciales au sein des anciennes colonies étaient complexes. Les Eurasiens d’Indonésie, notamment ceux d’éducation néerlandaise, ne souhaitaient pas être considérés comme des Européens, mais n’aimaient pas non plus être vus comme des Asiatiques – et encore moins comme des musulmans. De nombreux juifs algériens s’identifiaient au contraire comme Français, et leur existence parmi les musulmans pouvait rapidement conduire à l’hostilité. 

Non seulement les musulmans d’Europe sont méprisés, mais certains Eurasiens des Pays-Bas ou juifs de France redoutent profondément d’être associés à eux. Le parallèle le plus proche réside peut-être dans l’attitude de certains juifs européens occidentaux assimilés avant la guerre, vis-à-vis des juifs pauvres d’Europe de l’Est. C’était néanmoins plus un question de snobisme que de haine, de même que les juifs ashkénazes n’étaient pas craints.

L’hostilité de Zemmour à l’égard des musulmans l’a rendu populaire chez certains juifs français en raison du choc ressenti par ces derniers face aux récents actes de violence islamistes – dont le meurtre d’un rabbin et de trois enfants à Toulouse, l’attaque au couteau d’une vieille dame juive à Paris, et plusieurs autres incidents. 

Mais Zemmour banalise également l’intolérance chez les non juifs. Le Pen le dit lui-même rapidement dans une récente interview pour Le Monde. Zemmour étant juif, explique Le Pen, personne ne peut l’accuser d’être un nazi, et « cela lui donne une grande liberté ». Par extension, cela confère davantage de liberté à ceux qui pensent comme Le Pen.

Ian Buruma est l’auteur de nombreux livres dont on peut citer : Murder in Amsterdam: The Death of Theo Van Gogh and the Limits of Tolerance, Year Zero: A History of 1945, A Tokyo Romance: A Memoir, The Churchill Complex: The Curse of Being Special, From Winston and FDR to Trump and Brexit.

Il a reçu le prix Erasmus en 2008 !!! Quand on sait que ce prix « néerlando-néerlandais » récompense notamment l’esprit de tolérance dans les écrits ….. No comments ! 

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