Suisse et mondialisme

Plus la Suisse, mon pays natal, est vantée en tant que modèle, plus ce qu’elle a longtemps représenté se défait. C’est ainsi que l’idéal qu’elle figure encore perd peu à peu de sa consistance.

L’UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ

Des siècles de luttes intestines, saupoudrées de tractations, arrangements, compromis d’une complexité qui, dans notre parcours scolaire, rendaient nos leçons d’histoire particulièrement ennuyeuses, avaient abouti en 1848 à la formation d’un ensemble cohérent, solide, résistant d’autant mieux aux aléas politiques, sociaux, économiques et militaires que le ciment qui agglomérait cette construction originale, proche d’une mosaïque, avait été conçu pour durer.

Car mosaïque, elle est. Qu’on en juge : quatre aires linguistiques, divisées, dans l’espace alémanique – le plus imposant démographiquement, – en des dizaines de variétés cantonales, elles-mêmes subdivisées en singularités régionales d’autant plus sensibles qu’elles diffèrent généralement peu de leurs voisines ; deux aires religieuses : catholique (minoritaire) et protestante (largement majoritaire) ; zones de montagne toisant du haut de leurs sommets l’apparente monotonie du plateau ; morgue souvent exaspérante des grandes villes (Zurich, Berne, Genève) vis-à-vis des capitales cantonales plus modestes ; sentiment de supériorité germanique face à la légèreté supposée des Romands ; débat infini entre les francophones censés être incapables d’apprendre un allemand que les Alémaniques (souvent de mauvaise foi sur cette question) rechignent à parler au quotidien. Tout cela n’a nui en aucune manière à la cohésion de l’ensemble. Nous apprenions à l’école que nous avions de la chance d’être nés dans le pays le plus enviable et le plus raisonnable de la planète, que nous pouvions être fiers d’être Suisses, « qu’il n’y en avait point comme nous », que si l’on nous cherchait noise, nous nous enroulions sur nous-mêmes tels des hérissons, chaque citoyen disposant dans sa cave d’un arsenal capable de repousser n’importe quel agresseur, l’armée de milice pouvant être opérationnelle presque instantanément.

Irrésistible au cœur d’une mondialisation qui existe depuis l’antiquité, le navire helvétique se signalait par l’efficacité de ses recettes économiques, militaires, sociales et intellectuelles, notamment depuis 1945, lesquelles lui permettaient, en dépit de sa petite taille – davantage clipper que paquebot – de figurer dans le peloton de tête des puissances du monde contemporain. C’est que nos frontières étaient correctement surveillées, que l’on ne s’installait pas chez nous sans montrer patte blanche, qu’une naturalisation exigeait une quinzaine d’années durant lesquelles le demandeur devait s’efforcer de se montrer digne de l’honneur qui lui serait fait, qu’il n’était pas question d’acquérir la nationalité suisse sans que l’on manifestât les signes distinctifs d’une intégration réussie : connaissance de l’histoire nationale et d’une langue nationale au moins, inscription harmonieuse dans le paysage : quartier, ville ou village, canton et le pays tout entier ; service militaire obligatoire, parcours scolaire ou apprentissage réussis, etc.

COMME UN VAISSEAU PREND L’EAU

C’était sans compter que l’acclimatation victorieuse à la mondialisation (laquelle a toujours existé) s’accompagnerait de l’adoption du Mondialisme, cette peste contemporaine.

L’acceptation des préceptes, structures, doctrines, pour tout dire de la dynamique mondialiste, advint d’autant plus aisément qu’elle fut pressée par l’action subreptice et coordonnée des élites et des autorités politiques, action qui entama graduellement la saine herméticité des esprits à toute entreprise extérieure susceptible de dénaturer le tissu national. L’éducation joua de ce point de vue un rôle éminent. Nos écoles – primaires, secondaires (collèges, lycées), universitaires, polytechniques, professionnelles – transmettaient une compétence, une culture, un sens des responsabilités, un savoir-faire qui n’avaient d’équivalent que l’excellence de notre système d’apprentissage. Qui entendait ensuite compléter sa formation par un séjour en dehors des frontières l’accomplissait en France, en Allemagne, en Angleterre, c’est-à-dire en Europe, berceau de notre civilisation multimillénaire. Celle-ci était un motif de fierté qui incitait à réussir, à se tenir, à garder la tête haute, à ne jamais se déjuger.

Se firent alors sentir, parmi d’autres, deux influences particulièrement maléfiques, la première étant un épiphénomène de la seconde.

D’abord Mai 68. Perçu par la société européenne comme simple mouvement de révolte contre le monde de papa, il eut un impact d’autant plus ravageur que ses manifestations les plus spectaculaires dissimulaient un mouvement de fond d’une amplitude inattendue et qui venait de loin. Ses slogans portèrent à la manière des ondes concentriques provoquées par un tremblement de terre ou un tsunami. Interdire quoi que ce fût devenait soudain blasphématoire ; exiger, faire preuve d’autorité, sévir sentaient son bourreau, sa gestapo, sa Tcheka : le gendarme était un SS, le professeur un tourmenteur, le père un tortionnaire. Faute d’une réaction appropriée – libérer par la force et sans ménagement les lieux investis (Sorbonne, Odéon), mettre les lanceurs de pavés à la raison par le biais de l’armée, noyer la chienlit, faire disparaître les meneurs, – ce qui n’aurait dû être qu’un prurit superficiel agit comme un raz-de-marée.

LE PHÉNOMÈNE MONDIALISTE

Épiphénomène qui eût dû n’être que passager, Mai 68 participait en réalité d’une opération globale dont l’origine remonte à l’Ancien Testament, ainsi que je le démontre dans mon dernier ouvrage (Le livre du sang : Sven et l’Ancien Testament, préface de Laurent Guyénot, éditions Le retour aux sources, 2020). Le projet oligarchique, d’essence communautaire, de domination totale du monde et de ses richesses a parcouru un long chemin jusqu’à nos jours, avec comme objectif ultime la « cheptelisation » (on me pardonnera le néologisme), c’est-à-dire la transformation en troupeau des hommes ne faisant pas partie des élus. C’est ainsi qu’appuyé d’abord sur le Saint Empire Romain Germanique de Frédéric Barberousse, puis sur l’Empire britannique, enfin de nos jours sur l’Empire américain, tous trois avec leurs institutions, leurs armées, leurs banquiers, leurs industriels, leurs scientifiques, le Mondialisme en est venu à représenter actuellement la dynamique la plus importante et la plus efficace dans l’entreprise d’imposition d’une vue du monde (Weltanschauung) exclusive et totalitaire.

APOTHÉOSE DES CASTES

Les différentes castes ploutocratiques assemblées dans la caste mondialiste globale ont adopté, par la force des choses et par la séduction exercée sur elles par la caste dirigeante anglo-américaine, le projet impérialiste de cette dernière.

C’est ainsi, explique Pierre Hillard, que «l’objectif suprême [de la politique thalassocratique anglo-saxonne est] d’empêcher l’unité du bloc eurasiatique ». L’idée même que les nations de cette partie du monde jouissent seules ou prioritairement à leur profit des richesses de leur propre sol et de leur propre environnement est insupportable à la caste anglo-saxonne et à ses vassaux. Cela étonne d’autant moins que le président Truman en personne avait assuré dans ses mémoires que les États-Unis ayant besoin de minerais et autres éléments stratégiques, ils se les approprieraient où qu’ils soient et à qui qu’ils appartiennent. George Kennan se situait dans cette ligne lorsqu’il affirmait : « Avec seulement 6,3 % de la population mondiale, nous représentons près de 50 % de la richesse mondiale. Dans cette situation, il est impossible que nous n’éveillions pas l’envie et le ressentiment. Notre tâche principale, dans les années à venir, est de mettre en place un système de relations internationales qui nous permette de maintenir ce déséquilibre. Nous ne devons pas nous leurrer en imaginant que nous pouvons, aujourd’hui, nous payer le luxe de l’altruisme et de la charité. Nous devrions cesser d’évoquer des principes aussi irréalistes et flous que les droits de l’homme, l’amélioration du niveau de vie et la démocratisation. Le jour n’est pas loin où nous allons devoir nous positionner en termes de rapport de force pur. Et moins nous serons alors bridés par des slogans idéalistes, mieux nous nous trouverons » (cf. Michel Bugnon- Mordant, États-Unis : la manipulation planétaire, Favre, 2003, p. 120).

Il est dès lors aisé de comprendre pourquoi la caste communautaro-anglo-saxonne et ses complices (Union européenne, nébuleuse financière internationale, organisations et institutions supranationales, système médiatique « mainstream », intellectuels et scientifiques institutionnels souvent liés aux grands intérêts industriels et financiers) est prête à toutes les extrémités et « quoi qu’il en coûte » pour effacer quelque nation que ce soit qui refuse de se soumettre à ses lois et à ses intérêts. Cela justifie que pour la plupart des présidents américains, Kennedy et Trump étant des exceptions à des degrés divers, la Russie, la Chine et quelques pays d’Amérique latine sont des ennemis puisque déterminés à rester indépendants. Ils devront passer sous le joug ou disparaître.

SUISSE : LA RENTRÉE DANS LE RANG

Petit pays devenu par ses mérites – travail, précision, sérieux, fiabilité – riche et respecté, la Suisse a cessé depuis longtemps de se distinguer par ses qualités originelles.

La société

Le citoyen d’autrefois enraciné dans son village ou sa ville, dans son district, dans son canton, mais également au niveau fédéral, conservait orgueilleusement dans sa tête et son cœur le récit national et restait déterminé à lutter contre quelque pouvoir étranger que ce fût qui tentât de s’imposer chez nous. Il conservait l’amour de la terre que nos pères, soutenus par des épouses aimantes et courageuses, avaient nourrie de leur sang et de leur labeur.

Depuis 1945, hélas, le poison mondialiste s’est graduellement insinué. Près d’un tiers de la population est aujourd’hui d’origine étrangère. Si nombreux sont encore les nouveaux ou relativement nouveaux venus appartenant à notre civilisation – Allemands, Français, Italiens, Espagnols, Portugais – la proportion d’extra-Européens croît de manière exponentielle. La naturalisation, jadis véritable parcours du combattant, est offerte avec d’autant plus de facilité que l’on vient de loin. S’il n’était pas concevable que l’on ne maîtrisât pas l’une au moins des langues nationales après un certain laps de temps, que l’on ne connût pas l’histoire,

les institutions, que l’on n’adoptât pas les mœurs du pays et que l’on ne se coulât pas dans sa société, il est aujourd’hui admis qu’on se replie au sein de sa communauté, qu’on parle médiocrement le français, l’allemand ou l’italien, qu’on se moque éperdument du récit national, que fraîchement installé dans un canton on se permette de revendiquer, de protester, d’exiger. Il n’est pas surprenant, dès lors, que l’esprit suisse s’affaiblisse, que la perméabilité aux notions véhiculées par le Mondialisme soit de plus en plus manifeste, que les préceptes les plus pernicieux soient absorbés, avec pour conséquence que le pays s’enfonce progressivement dans la perte de ses défenses immunitaires et voit se dissoudre ce qui faisait sa force et son originalité.

Aurait-on imaginé il y a encore vingt ou trente ans que les citoyens, prêts à défendre coûte que coûte l’indépendance, la souveraineté et la sécurité du pays, accepteraient que près de 70 % des délinquants dans nos prisons soient d’origine étrangère et que, libérés, ils seraient autorisés à demeurer chez nous ? Aurait-on imaginé alors que les lois de la fausse Europe, l’UE, instrument du Mondialisme anti-nations et anti-peuples, deviendraient, par l’entremise de nos autorités, les nôtres ? Aurait-on imaginé notamment que le privilège aristocratique de posséder armes et munitions à son domicile, fierté légitime de tout citoyen conscient de ce qu’il est, subirait des restrictions majeures avec l’accord enthousiaste d’une majorité d’électeurs ? Quand les Suisses étaient encore eux-mêmes, le refus aurait été de 95 %. Aujourd’hui, l’authentique « helvétude » fait partie du passé.

Le monde politique

Confucius estimait que si l’empereur ne donnait pas l’exemple de la rectitude en tout, le peuple se dissiperait et son esprit fléchirait. Loin de moi l’intention de comparer aux grands empereurs qui ont fait la Chine, aux grands rois qui ont fait la France, aux grands ministres que furent Richelieu, Louvois ou Colbert les médiocres techniciens préoccupés de leur seule carrière que sont les dirigeants politiques de nos pseudo-démocraties. Il est de fait pourtant que ce sont eux qui relaient les projets funestes du Mondialisme, eux qui proviennent de partis prompts à adopter les idées dont chacune agit tel un missile destructeur de nos identités et de nos souverainetés nationales.

La plus grande partie de nos dirigeants politiques, économiques, militaires, scientifiques, de nos médecins, de nos ingénieurs et techniciens, de nos enseignants universitaires ne sauraient assortir leurs études et leur formation d’autre chose que du lavage de cerveau offert dans les écoles, universités, hôpitaux états-uniens. Nourris aux droits de l’homme qui tuent l’homme réel, aux traités contraignants que George Washington conseillait à ses concitoyens d’éviter comme la peste, aux préceptes subversifs des institutions supranationales qui vident petit à petit nos nations de leur substance et dissolvent nos peuples, comment s’étonnerait- on qu’ils appliquent ce qu’ils ont appris et qu’ils nous mènent allégrement vers le gouffre qui nous engloutira bientôt tout entier ?

Consultons les listes des réunions du Bilderberg, institution vouée au Mondialisme le plus retors : nos politiques, nos capitaines d’industrie, nos journalistes, nos intellectuels y sont. Extrait de la liste des invités en 2019 : Martina Hirayama, secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation ; André Hoffman, vice-président de Roche Holding ; André Kudelski, président et CEO de son groupe ; Ueli Maurer, président de la Confédération, chef du département des Finances ; Pietro Supino, éditeur et président du groupe Tamedia ; Thiam Tidjane, CEO du Crédit Suisse. Ils y côtoient les suppôts les plus notables du Mondialisme états- unien ou américanisé : James Baker ; José Manuel Baroso, passé de la Commission de la fausse

Europe à Goldman Sachs; Henry Kissinger, l’un des papes du Mondialisme, toujours dangereux et nocif malgré son âge ; Bruno Lemaire, l’un des grands « turncoats » de la politique française ; Ursula von der Leyen, technocrate en chef de la fausse Europe ; le roi des Pays-Bas (preuve que les monarchies républicaines n’ont plus rien à voir avec les vraies monarchies) ; Matteo Renzi, alors ancien premier ministre italien ; l’inévitable Jens Stoltenberg, larbin en chef des États-Unis à l’OTAN. Comment ne pas imaginer que tous ces gens reviennent probablement chez eux lardés de consignes précises appelées à nous détruire ?

LA SUISSE DANS LA SOUPE MONDIALISTE

L’ensemble des chapitres constitutifs de la société et de la nation suisses s’est ainsi désintégré. L’éducation en était un des points forts : histoire suisse et histoire européenne, littérature française chez les Romands, allemande chez les Alémaniques, italienne chez les Tessinois, langues étrangères pratiques mais également littéraires, dissertation, rédaction, philosophie, sciences religieuses contribuaient, avec les sciences et un savoir économique à la pointe, à la formation de l’intelligence critique, de la citoyenneté consciente, le sport encouragé très tôt accentuant la robustesse morale, mentale et physique. Par étapes, nos dirigeants ont soumis les Suisses aux structures, programmes et principes pédagogiques venus des États-Unis via l’UE.

Les jeunes sortis de l’école n’ont plus qu’un mince vernis de culture, possèdent de moins en moins bien l’orthographe et la grammaire ; le récit national n’est qu’un rabâchage de notions superficielles par lesquels la plupart se sentent d’autant moins concernés qu’elles sont empreintes des tartes à la crème droits-de-l’hommistes aux couleurs de l’arc-en-ciel avec leur « moraline » antiraciste, culpabilisante, prônant le culte de l’Autre et l’accueil de l’Étranger quel qu’il soit, d’où qu’il vienne et quel que soit son degré d’intégrité et son respect pour le pays qui lui ouvre ses portes, ses logements, ses soins et ses allocations.

A l’armée, avec des recrues venues de tous les horizons, le patriotisme helvétique, autrefois intransigeant, a fait place désormais à des principes OTAN-compatibles (pour utiliser le jargon de nos militaires et de nos politiciens), certaines options neutres étant, pour parodier Orwell, plus neutres que d’autres. Nos officiers vont parfaire leur entraînement aux États- Unis, pleins d’admiration pour la puissance de feu d’un pays qui, depuis qu’il existe, n’a cessé de porter chez les autres la guerre, le massacre, le deuil, le malheur, pour assouvir sa soif de domination.

La liberté d’expression, contrairement à la France, n’aboutit pas encore à l’emprisonnement des dissidents (cela ne saurait tarder). Elle est néanmoins sérieusement bridée, mais de manière subtile. Les supports permettant aux opinions politiquement non correctes de s’exprimer leur sont tout simplement fermés. Les analyses que je fais paraître depuis des années sur Breizh Info et d’autres sites ne seraient accueillies par aucun média suisse. Même le courrier des lecteurs des journaux n’accepte pas de telles analyses, au prétexte commode qu’elles sont trop longues, qu’elles ont déjà été traitées ou qu’elles sont contraires à une charte quelconque.

Enfin, les élections et votes divers, qui font l’admiration des pays voisins, participent de la même farce démocratique qu’ailleurs. On peut certes encore imposer des initiatives et prendre part à des référendums, mais les dés sont pipés. D’une part par la différence de moyens financiers mis au service d’une cause. Celles qui vont dans le sens patriotique sont moquées, dénigrées, conspuées, tandis que les comités qui les combattent peuvent se

permettre des affiches murales, des encadrés dans des journaux, une publicité à la radio et à la télévision nécessitant des financements colossaux que les lobbies intéressés, qui ont leurs bureaux au sein même du Palais fédéral, leur fournissent sans compter. Apathiques comme le sont les électeurs des autres nations européennes, les électeurs suisses, victimes d’un matraquage idéologique sans retenue, votent très souvent dans le sens voulu par les lobbies et donc par les politiques. Les conflits d’intérêt, en Suisse aussi, sont légion.

En admettant cependant que le résultat du vote soit parfois contraire à ce qu’espéraient les oligarchies, les moyens de le neutraliser sont nombreux : utilisation de la marge de manœuvre du parlement, lequel édulcore ce qui vient d’être plébiscité par le peuple ; délai de trois ans utilisé jusqu’au bout avant d’édicter les articles d’application qui, entre-temps, auront été rendus caducs par la modification d’une loi annexe qui annule celle choisie par les électeurs ; adoption par petites étapes d’une loi refusée par le peuple, comme ce fut le cas lors de la privatisation des entreprises publiques d’électricité (tactique du salami); assouplissement graduel d’une loi rejetée par le suffrage populaire jusqu’à ce qu’un nouveau vote obtienne son assentiment ; recommandation parlementaire de ne pas « entrer en matière », c’est-à-dire de ne pas considérer le contenu d’une initiative comme pertinent et donc comme recevable ; annulation pure et simple de la décision par le parlement et le gouvernement au prétexte que les pays voisins n’ont pas accepté un projet semblable.

Ainsi, fil par fil, maille par maille, la solidité ethnique, politique, culturelle, administrative, militaire, économique helvétique se défait. Article après article, loi après loi, les directives de l’anti-Europe, décidées par la Commission, se substituent au droit fédéral et donc automatiquement au droit des divers cantons. Étape par étape, la Suisse devient un pays « normalisé », vassal des grands intérêts financiers mondiaux.

La preuve la plus récente et également la plus évidente réside dans le traitement de la Covid, aligné sur le projet mondialiste. Ce virus de toute évidence manipulé en laboratoire, prévu depuis des années, visant à plonger les citoyens dans la peur abjecte de la mort, est bel et bien en train d’accomplir ce pourquoi il a été conçu : d’abord flétrir à jamais les relations humaines grâce à un enchaînement régulier de confinements, puis de déconfinements, avant de reconfiner, selon les besoins de la NOP (Nébuleuse Oligarchique Planétaire : cf. mon récent « Appel à la jeunesse de France, d’Europe et du Monde »). Un confinement qui, s’il cesse d’être obéi, sera vivement accepté dès lors que l’on aura répandu un virus réellement létal sur une large échelle, virus que l’on appellera « variant du Kamtchatka » ou « variant des Îles Fidji » ou quelque autre appellation farfelue. La soumission populaire étant alors acquise, on passera à l’étape suivante, déjà en cours, par ailleurs : faire s’effondrer l’économie en provoquant faillites par myriades, chômage par dizaines, voire centaines de millions, déficits publics colossaux, jusqu’à la privatisation totale du réel, tout finissant par appartenir à la NOP. En parallèle s’accomplira la volonté de celle-ci de « vacciner » (en réalité d’injecter un traitement génique susceptible de modifier notre patrimoine génétique) la totalité de la population mondiale (à l’exception des membres de la NOP) et donc de les « pucer » à la manière dont les vachers américains « marquent » leurs troupeaux, sauf que le marquage sera ici beaucoup plus profond. Enfin, étape ultime, réaliser au niveau mondial ce que d’aucuns nomment « l’esclavage par la dette », les sommes titanesques empruntées par les États devant forcément être remboursées éternellement par les générations qui nous suivent et qui sont en droit de nous maudire (cf. l’avertissement de madame Lagarde, chienne de garde du Mondialisme le plus vénéneux).

Le tableau final est éloquent. Il a été fort bien résumé dans l’éditorial de la livraison 68 de l’excellente revue Réfléchir & Agir (R&A) : « Une humanité métissée, désœuvrée, assistée

et assignée à domicile ». Solution ? « Notre seule porte de sortie ? Non pas une révolte mais bien une révolution ! » Certes ! Mais en sommes-nous encore capables ?

Dr Michel Bugnon-Mordant, géopolitologue

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