La Reine-Mere…Kel

A en croire le dénommé G. Soros, grand « philanthrope » de son état et multimilliardaire déjà évoqué sur ce site (https://laplumeducitoyen.org/2020/12/10/europe-de-quoi-parle-t-on/) la chancelière allemande Angela Merkel actuellement à la présidence de l’Europe (Juin-Décembre 2020) aurait oeuvré, une fois de plus (négociations avec la Turquie) en solitaire pour sauver la situation de l’UE engagée dans une impasse sous la menace de véto de la Hongrie et de la Pologne. Veto de la part de 2 pays refusant de se soumettre à une condition « siné qua non » de l’Europe à savoir le décaissement des fonds d’urgence « Covid-19 » pour un montant de 750 millions d’€.

Cet américain d’origine hongroise ne cesse d’intervenir dans les affaires de l’Union Européenne sans que les instances dirigeantes s’en émeuvent semble-t-il. Très actif notamment sur le site Internet « Project Syndicate », il publie régulièrement des conseils aux instances dirigeantes à Bruxelles, lesquelles semblent indifférentes à cette ingérence de la part d’un citoyen non-européen, aussi intéressé soit-il par la destinée de l’Europe. Pour quelle raison d’ailleurs ?

Dans son dernier billet sur le site en question G. Soros critique l’accord en voie de négociation entre Merkel et la Pologne et de la Hongrie

« Les coûts de la reddition de Merkel au chantage hongrois et polonais.

La chancelière allemande Angela Merkel s’est efforcée sous d’énormes pressions d’empêcher un veto sur le budget de l’Union européenne 2021-2027 et le fonds de relance COVID-19. Mais son compromis atteint avec la Hongrie et la Pologne est la pire de toutes les options possibles.

NEW YORK – L’Union européenne est confrontée à une menace existentielle, et pourtant les dirigeants de l’UE réagissent par un compromis qui semble refléter la conviction que la menace peut tout simplement être écartée. Le régime kleptocratique du Premier ministre Viktor Orbán en Hongrie et, dans une moindre mesure, le gouvernement anti-libéral Droit et Justice (PiS) en Pologne, défient effrontément les valeurs sur lesquelles l’Union européenne a été construite. 

Traiter leur défi comme une position politique légitime méritant reconnaissance en tant que solution de compromis ne fera qu’accroître de manière important les risques actuels de l’UE.

Je reconnais et je comprends l’énorme pression sous laquelle la chancelière allemande Angela Merkel a dû agir. Chancelière allemande depuis 15 ans, elle approche maintenant de la retraite (septembre 2021). Le président français Emmanuel Macron étant temporairement préoccupé par le problème de la laïcité et autres graves problèmes de sécurité en France, Merkel est devenue en quelque sorte l’unique décideur principal UE.

Je comprends également pourquoi la chancelière allemande ne veut pas qu’un autre pays, la Hongrie, annonce son intention de quitter l’UE durant son mandat de présidente. C’est apparemment ce qu’Orbán se préparait à faire ces derniers jours, car il ne peut se permettre d’exposer l’ampleur de la corruption de son régime, ce que la condition imposée de respect de «l’état de droit» de l’UE pour le décaissement des fonds du plan d’urgence Covid-19 aurait invariablement entraîné

Orbán a volé et détourné de vastes sommes au cours de sa décennie au pouvoir, y compris des fonds européens qui auraient dû profiter au peuple hongrois. Il ne peut se permettre d’imposer une limite pratique à sa corruption personnelle et politique, car ces fonds illicites sont l’élément moteur de son maintien au pouvoir avec l’aide de ses « complices ».

Menaçant le processus financier de l’UE en opposant un veto à son budget était un pari désespéré de la part d’Orbán. Mais cela n’était que du « bluff ». Malheureusement, Merkel a, semble-t-il, cédé à la pression hongroise et polonaise.

Au moment où j’écris ces lignes, il semble clair que Merkel a négocié un compromis avec Orbán et le chef de facto de la Pologne, le vice-Premier ministre Jarosław Kaczyński. L’accord conclu par l’Allemagne avec les deux États membres « voyous » de l’UE constitue cependant la pire de toutes les options possibles. Le texte du compromis proposé, qui doit être intégré dans la déclaration finale du Conseil européen de cette semaine, présente trois défauts fondamentaux.

En premier lieu, la déclaration modifie en substance et en intention le texte du règlement approuvé par les institutions de l’UE en date du 5 novembre, affaiblissant considérablement la condition de l’État de droit. Ni la Commission européenne ni le Parlement européen, et encore moins les gouvernements nationaux qui ont fait de l’intégrité du règlement leur principale préoccupation au sein du Conseil européen, ne devraient accepter d’être ainsi déconsidérés. 

En second lieu, certaines dispositions de l’accord servent à retarder jusqu’à deux ans la mise en œuvre de la condition de l’état de droit. Un véritable coup d’État pour Orbán, car cela retarderait toute action possible jusqu’après les prochaines élections législatives hongroises prévues en 2022.

Un tel sursis accorderait suffisamment de temps au parti Fidesz d’Orbán pour modifier les lois hongroises et les dispositions constitutionnelles et lui permettrait de continuer à redéfinir les « fonds publics » en Hongrie de manière à le laisser libre de canaliser les pillages mal acquis des organismes publics vers des « fondations » privées contrôlées par ses amis politiques. La principale victime de l’accord que Merkel aurait conclu avec Orbán sera le peuple hongrois.

Enfin, une telle décision prise au sommet de l’UE ferait que le Conseil européen agirait au-delà de son autorité en contraignant la Commission européenne à interpréter et agir sur la législation communautaire convenue. Dangereux précédent, susceptible de réduire l’indépendance juridique de la Commission et de contrevenir au traité sur l’Union européenne, du moins dans l’esprit.

L’accord, tel qu’il est prévu n’est pas en harmonie avec l’esprit du Parlement européen. Mais en raison de la nécessité urgente du recours aux fonds de relance COVID-19 de 750 millions d’euros (909 millions de dollars), le Parlement européen pourrait décider de l’approuver.

Tout ce que je peux faire, c’est exprimer l’indignation morale que peuvent ressentir les personnes confiantes en l’UE en tant que protectrice des valeurs européennes et universelles. Je tiens également à avertir que ce compromis risque d’entamer gravement la confiance durement acquise que les institutions de l’Union ont acquise grâce à la création du fonds de relance. »

Notez bien cette phrase « Tout ce que je peux faire, c’est exprimer l’indignation morale que peuvent ressentir les personnes confiantes en l’UE en tant que protectrice des valeurs européennes et universelles. » Georges Soros en grand seigneur parle au nom des citoyens européens !!! En quelques minutes vous apprécierez une face de l’individu

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